Photo: Adobe Stock Auteur: Rédaction La réforme de la loi sur les loyers suscite la polémique La réforme de la législation sur la location urbaine proposée par le gouvernement a été approuvée en première lecture par le Parlement, mais elle suscite les critiques des associations de propriétaires et de locataires, qui soulignent différents problèmes liés aux changements prévus sur le marché du logement. L’Association des locataires de Lisbonne (AIL) estime que les modifications favorisent les propriétaires et réduisent la protection des locataires . L’organisation met en garde contre un déséquilibre accru entre les deux parties, alors que l’accès à des logements locatifs abordables reste difficile pour de nombreuses familles. Les locataires alertent sur une perte de protection L’AIL s’inquiète des conséquences du projet sur les droits des locataires actuels et futurs. Selon l’association, les mesures pourraient accentuer les difficultés des personnes à la recherche d’un logement et compromettre la protection des locataires sur le marché locatif. L’organisation considère que la réforme accorde davantage de liberté aux propriétaires sans garantir suffisamment de protections aux personnes qui louent un logement. Ces critiques interviennent alors que l’accès à un logement abordable demeure l’une des principales préoccupations du marché immobilier portugais. Les propriétaires réclament une réforme plus ambitieuse L’Association lisboète des propriétaires (ALP) estime également que la proposition ne va pas assez loin. L’organisation défend l’abrogation de mesures introduites depuis 2015 qui, selon elle, ont contribué au retrait de logements du marché locatif. Malgré ses réserves, l’ALP reconnaît l’importance de l’approbation du projet, considérant que la réforme pourrait contribuer à rétablir la confiance des propriétaires. L’association estime que la stabilité des règles est essentielle pour encourager la mise en location de davantage de logements, notamment au profit des jeunes. Les limites des mesures en faveur du logement EY estime que les modifications de la loi sur les loyers pourraient améliorer le fonctionnement du marché, mais qu’elles ne suffiront probablement pas à résoudre la pénurie de logements et la pression sur les loyers. Parmi les mesures susceptibles d’avoir un impact figurent la réduction de la fiscalité sur les loyers modérés et les incitations à mettre des biens immobiliers sur le marché. Toutefois, le cabinet de conseil souligne que l’incertitude juridique et les craintes liées au non-respect des contrats continuent d’influencer les décisions des propriétaires. Le débat autour de la loi sur les loyers met ainsi en évidence la difficulté de concilier la protection des locataires avec la mise en place de conditions favorisant l’augmentation de l’offre de logements.
Photo: Adobe Stock Auteur: Rédaction Les loyers plafonds varient selon les communes La réglementation du Régime simplifié de location abordable (RSAA) a été publiée au Journal officiel portugais. Elle définit les loyers maximaux selon le type de logement et la commune. Cette mesure vise à augmenter l’offre de logements abordables grâce à des avantages fiscaux accordés aux propriétaires qui respectent les conditions du dispositif. À Lisbonne, les loyers plafonds vont de 785 € pour un studio à 2 066 € pour un logement de cinq chambres. À Porto, ils varient entre 652 € pour un studio et 1 715 € pour un logement de cinq chambres. À Faro, les plafonds se situent entre 447 € et 1 176 €, selon le type de logement. Le loyer plafond le plus bas prévu par la réglementation est de 224 € pour un studio. Il s’applique dans 103 communes, dont Aguiar da Beira, Arganil, Cinfães, Fundão, Lamego et Marvão. Les propriétaires peuvent bénéficier d’exonérations fiscales Le RSAA prévoit une exonération d’impôt sur le revenu (IRS) ou d’impôt sur les sociétés (IRC) sur les revenus locatifs pour les propriétaires qui pratiquent des loyers au moins 20 % inférieurs à la médiane de leur région. Des exonérations de taxe sur les transactions immobilières (IMT) et de taxe foncière municipale (IMI) sont également prévues pour les investissements liés à l’achat, à la construction ou à la rénovation de logements destinés à la location abordable. Le loyer maximal peut être majoré de 10 % si le logement dispose d’un parking privatif ou présente une performance énergétique de classe A ou supérieure. Les plafonds seront révisés périodiquement et, en l’absence de révision, automatiquement ajustés en fonction de l’inflation, avec effet au 1er janvier. Le dispositif encourage la construction de logements Outre les avantages fiscaux, le régime permet, sous certaines conditions, le reclassement simplifié de terrains ruraux en terrains urbains lorsque le projet vise la construction de logements publics, à coûts maîtrisés ou destinés à la location abordable. Les promoteurs de projets d’aménagement urbain comprenant des logements destinés à la location abordable peuvent également bénéficier d’une dispense de compensations d’urbanisme, conformément à la réglementation. Une réglementation publiée après un retard La réglementation a été publiée après l’échéance initialement fixée pour la mise en œuvre du dispositif. L’Association des propriétaires de Lisbonne avait fait part de ses inquiétudes concernant ce retard, soulignant les difficultés rencontrées par ses membres pour déterminer si leurs contrats de location étaient éligibles et comment bénéficier des avantages fiscaux annoncés. L’entrée en vigueur de la réglementation établit désormais les règles nécessaires à l’application du RSAA. Les propriétaires peuvent ainsi consulter les plafonds de loyer applicables en fonction de la commune et du type de logement.
Photo: Adobe Stock Auteur: Rédaction Le programme pour les jeunes reprend après une suspension La mairie de Lisbonne a relancé le programme de loyers abordables De Volta ao Bairro, destiné aux jeunes jusqu’à 35 ans qui souhaitent retourner dans les quartiers historiques où ils ont grandi. Le 39e concours propose 25 logements, après une suspension de trois mois due à des problèmes détectés sur la plateforme numérique utilisée pour les tirages au sort. L’initiative vise à faciliter l’accès au logement dans les quartiers historiques de la capitale, où les prix et le manque de biens disponibles peuvent compliquer le maintien ou le retour des anciens habitants. Un audit révèle des défaillances de la plateforme La suspension des tirages au sort fait suite à un audit externe qui a relevé des faiblesses dans le système informatique d’attribution des logements. Ces conclusions ont soulevé des questions sur la fiabilité des procédures et sur la nécessité de vérifier que les concours respectaient les règles établies. La municipalité a précisé que l’interruption ne résultait d’aucune décision judiciaire. Le tirage au sort a depuis repris sur la même plateforme numérique, alors que la transparence et la confiance dans le processus d’attribution restent des enjeux essentiels. Le ministère public examine la procédure La procédure d’attribution des logements à loyers abordables fait l’objet d’un examen par le ministère public, à la suite des problèmes relevés lors de l’audit externe. Cette situation a suscité des questions au sein du conseil municipal sur la suspension des concours et sur les mesures prises pour garantir la régularité des procédures. La mairie a souligné la nécessité de clarifier les doutes concernant le processus avant d’organiser de nouveaux tirages au sort. Le sujet a suscité des positions divergentes parmi les représentants politiques, notamment sur la durée de la suspension et les garanties de transparence. Lisbonne poursuit d’autres programmes de logement abordable Pour mieux connaître l’évolution des prix des loyers dans la capitale, consultez le rapport des prix de location à Lisbonne de SUPERCASA . Outre le programme destiné aux jeunes, la mairie de Lisbonne a approuvé un concours de location abordable proposant 20 logements aux personnes âgées de 60 ans ou plus, dont l’ouverture des candidatures était prévue pour la fin du mois de juillet. Les programmes municipaux de loyers abordables visent à élargir l’accès au logement à différentes tranches d’âge. La reprise de De Volta ao Bairro constitue une nouvelle étape dans cette direction, en continuant de privilégier les jeunes qui souhaitent vivre dans les quartiers historiques de Lisbonne .
Photo: Adobe Stock Auteur: Rédaction La climatisation est-elle obligatoire dans un logement loué ? Louer un logement ne signifie pas que celui-ci doit disposer de tous les équipements contribuant au confort thermique. Ainsi, l’absence de climatisation ne constitue pas, à elle seule, un manquement aux conditions d’habitabilité du logement. Les obligations du propriétaire concernent principalement la conservation et l’entretien du logement. Il lui appartient de veiller à ce que le logement reste en état de répondre à l’usage prévu dans le contrat de location, notamment en réalisant les travaux d’entretien nécessaires. Ainsi, si le logement ne dispose pas de climatisation au moment de la location, le propriétaire n’est en principe pas tenu d’installer un nouvel équipement simplement parce que le locataire le considère nécessaire. La situation peut être différente si le contrat de location prévoit expressément que le logement dispose d’une climatisation ou que le propriétaire doit procéder à son installation. Et si le logement dispose déjà d’une climatisation ? Lorsque la climatisation fait partie du logement au moment de la location, la situation est différente. L’équipement fait partie des conditions dans lesquelles le logement a été mis à la disposition du locataire et son entretien peut relever des responsabilités du propriétaire. Si l’appareil cesse de fonctionner en raison d’une panne qui ne résulte pas d’une mauvaise utilisation, le locataire doit en informer le propriétaire afin que celui-ci puisse évaluer la situation et, le cas échéant, faire effectuer la réparation. En revanche, les dommages causés par une utilisation inappropriée peuvent être imputés au locataire. Il est donc important de distinguer une panne normale d’un problème résultant de l’utilisation de l’équipement. Pour éviter les litiges, le contrat peut identifier les équipements présents dans le logement et préciser qui prend en charge les frais d’entretien ou de réparation. Le locataire peut-il installer son propre appareil ? Une personne vivant dans un logement loué peut souhaiter installer une climatisation de sa propre initiative, mais elle ne doit pas entreprendre de travaux sans autorisation. Selon les règles applicables à la location, le locataire ne peut réaliser des travaux que si le contrat l’autorise ou s’il dispose d’une autorisation écrite du propriétaire. L’installation d’une climatisation peut nécessiter des perçages, le passage de câbles et la pose d’une unité extérieure. Il est donc important d’obtenir l’autorisation avant de faire réaliser les travaux. Il peut également être nécessaire de vérifier le règlement de la copropriété, notamment lorsque l’installation modifie la façade ou concerne des parties communes de l’immeuble. Si le propriétaire autorise l’installation, il est préférable de préciser par écrit qui paie l’équipement, qui prend en charge l’installation et ce qu’il advient de l’appareil à la fin du contrat. L’installation peut-elle entraîner une hausse du loyer ? L’installation d’une climatisation ne permet pas automatiquement au propriétaire d’augmenter le loyer. La révision du loyer en cours de contrat est soumise aux règles prévues par la loi et, en l’absence de dispositions écrites différentes, au mécanisme de révision annuelle prévu par le Code civil. Une amélioration du logement peut toutefois faire l’objet d’un accord entre les parties. Par exemple, le propriétaire et le locataire peuvent définir par écrit les conditions d’une installation, y compris une éventuelle modification du loyer, à condition qu’ils soient d’accord sur ce point. Avant d’engager toute dépense liée à une climatisation dans un logement loué, il est préférable de vérifier le contrat et d’obtenir une autorisation écrite. Cela permet de clarifier les responsabilités de chacun et d’éviter les litiges liés aux travaux, à l’entretien ou aux coûts.
Photo: Adobe Stock Auteur: Rédaction Entre avril et juin, les nouveaux contrats de location sont devenus plus chers dans tout le pays. Le loyer médian national a atteint 10,17 euros par mètre carré (€/m²), soit une hausse de 10,2 % sur un an, selon les dernières données de l’Institut national de la statistique (INE). Les loyers augmentent dans toutes les régions Les loyers ont augmenté dans toutes les sous-régions NUTS III, avec toutefois des écarts importants. L’Alentejo Litoral a enregistré la plus forte hausse, de 21,6 %, suivi de Trás-os-Montes, avec 17,6 %, de Madère, avec 17,4 %, et de la Lezíria do Tejo, avec 17 %. En termes de montants, le Grand Lisbonne a enregistré les loyers les plus élevés, à 15,24 €/m². Suivent la région autonome de Madère, à 12,78 €/m², la péninsule de Setúbal, à 11,99 €/m², l’Algarve, à 11,56 €/m², et l’aire métropolitaine de Porto, à 10,83 €/m². Guimarães se distingue parmi les grandes communes La hausse des loyers a également été généralisée parmi les 24 communes de plus de 100 000 habitants. Guimarães a enregistré la plus forte progression sur un an, de 20,7 %, avec toutefois un loyer médian de 7,87 €/m². Lisbonne a continué d’afficher les loyers les plus élevés parmi ces communes, à 17,79 €/m², malgré une hausse de 5,1 %. Dans le Grand Lisbonne et la péninsule de Setúbal, Loures, Vila Franca de Xira et Amadora ont enregistré des hausses supérieures à la moyenne nationale. Funchal s’est également distinguée, avec un loyer médian de 14,49 €/m² et une hausse de 17 %. Les nouveaux contrats restent stables Malgré la hausse des loyers, le nombre de nouveaux contrats est resté pratiquement stable. Entre avril et juin, 35 407 contrats ont été conclus, soit 0,4 % de plus qu’au cours de la même période en 2025. L’évolution a toutefois été différente selon les régions. Treize des 26 sous-régions ont enregistré moins de contrats qu’un an auparavant. Parmi les grandes communes, Almada a connu la plus forte progression, de 17,2 %, tandis que Matosinhos et Maia ont enregistré des baisses de 14 % et 13,2 %, respectivement. Lisbonne conserve les loyers les plus élevés Sur les 12 mois se terminant en juin 2026, 151 181 nouveaux contrats ont été enregistrés, avec un loyer médian de 9,76 €/m², soit 9,4 % de plus qu’au cours de la même période de l’année précédente. Lisbonne a affiché le loyer médian le plus élevé sur cette période, à 17,43 €/m², suivie de Cascais, à 16,83 €/m², et d’Oeiras, à 15,75 €/m². Les données de l’INE reposent sur les déclarations de nouveaux contrats transmises à l’Autorité fiscale et douanière ainsi que sur les informations relatives à l’impôt municipal sur les biens immobiliers. La prochaine mise à jour est prévue pour le 8 janvier 2027. Consultez le Rapport des prix de location de SUPERCASA pour voir comment les loyers évoluent dans votre zone. Si vous recherchez déjà un logement, vous pouvez également consulter les biens à louer disponibles sur SUPERCASA .
Photo: Adobe Stock Auteur: Rédaction Le marché locatif résidentiel au Portugal est resté stable en août 2026, avec un prix moyen de 15,55 €/m². Selon le rapport de SUPERCASA sur l’évolution des prix de l’immobilier , ce montant est resté inchangé par rapport à juillet, après une progression de 3,3 % sur trois mois et de 3,7 % sur un an. Lisbonne conserve les prix les plus élevés Lisbonne est restée la zone la plus chère, avec 19,82 €/m², soit une hausse de 0,9 % sur un mois, de 3,8 % sur trois mois et de 2,8 % sur un an. La Madère suivait avec 16,34 €/m², tandis que l’Algarve affichait 15,30 €/m². À l’inverse, la Guarda enregistrait le prix le plus bas, à 6,81 €/m², devant Castelo Branco (7,47 €/m²) et Viseu (7,66 €/m²). L’intérieur du pays enregistre les plus fortes hausses Les principales progressions mensuelles ont été enregistrées à Portalegre (+5,8 %), Vila Real (+5,1 %), Évora (+4,2 %), Santarém (+3,2 %) et São Miguel (+3,0 %). Sur un an, Bragança s’est distinguée avec une hausse de 16,1 %, suivie de Beja (+7,3 %) et de Viana do Castelo (+5,9 %). L’Algarve corrige après le pic de juillet L’Algarve a enregistré la plus forte baisse mensuelle, de 3,6 %, passant de 15,87 €/m² en juillet à 15,30 €/m² en août. Coimbra a reculé de 2,2 %, tandis que Beja a diminué de 1,7 % sur un mois et sur trois mois. Viseu a été le seul district à enregistrer une évolution négative sur un an, de 2,9 %. Les données d’août indiquent une stabilisation du marché locatif après les hausses enregistrées en juin et juillet. Parallèlement, certains marchés de l’intérieur du pays affichent des progressions plus marquées, tandis que des zones comme l’Algarve montrent des signes d’ajustement saisonnier.
Photo: Adobe Stock Auteur: Rédaction Le Parlement examine les nouvelles règles de location La proposition de loi visant à modifier les règles de location sera soumise à un vote en séance plénière de l’Assemblée de la République le 30 septembre. Le texte prévoit des changements concernant les contrats, les expulsions pour défaut de paiement et l’actualisation des loyers, notamment la suppression de la limite de 2 % pour les nouveaux contrats. La proposition de loi n° 103/XVII/1.ª vise à autoriser le Gouvernement à modifier le Nouveau Régime de la Location Urbaine (NRAU). L’objectif annoncé est de créer les conditions permettant d’augmenter l’offre de logements disponibles sur le marché locatif. L’initiative a été approuvée par le Conseil des ministres le 9 juillet et entre désormais dans le processus législatif parlementaire. Le vote en séance plénière ne constituera que l’une des étapes avant une éventuelle entrée en vigueur des nouvelles règles. Changements prévus pour les contrats et expulsions Parmi les changements proposés figure la suppression de la limite de 2 % appliquée à l’actualisation des loyers des nouveaux contrats de location. La proposition prévoit également davantage de flexibilité dans les négociations entre propriétaires et locataires. Les loyers payés à l’avance pourraient passer de deux à trois mois, tandis que le montant des dépôts de garantie ne serait plus soumis à une limite. La réforme prévoit également des changements dans les procédures liées aux impayés. En cas de défaut de paiement, le délai avant de pouvoir engager une procédure d’expulsion pourrait être réduit de trois à deux mois. Le texte prévoit également la création d’une nouvelle aide sociale destinée aux locataires expulsés de leur logement. Les loyers des anciens contrats pourraient également être modifiés . Leur actualisation dépendrait de facteurs tels que l’âge des locataires et leurs revenus annuels. La proposition doit encore franchir plusieurs étapes Le vote du 30 septembre ne signifie pas que la réforme de la location est définitivement approuvée. Après l’examen en séance plénière, la proposition devra passer par une discussion et un vote en commission, au cours desquels le texte pourra être modifié. La rédaction finale du texte sera ensuite suivie d’un vote final global au Parlement. En cas d’approbation, le processus se poursuivra avec la transformation de l’autorisation législative en décret-loi. L’entrée en vigueur des nouvelles règles dépendra donc de l’achèvement de l’ensemble du processus législatif. La promulgation par le Président de la République et la publication au Journal officiel pourraient n’intervenir qu’après l’examen du budget de l’État pour 2027.
Photo: Adobe Stock Auteur: Rédaction Les nouveaux Contrats d’Investissement pour la Location Résidentielle (CIA) et le Régime Simplifié de Location Abordable (RSAA) sont entrés en vigueur le 1er septembre 2026, mais attendent toujours les arrêtés définissant les procédures et les conditions nécessaires à leur application. Les deux programmes de logement ont été créés par le Gouvernement afin d’encourager l’offre de biens immobiliers à louer, grâce à des avantages fiscaux et à des règles simplifiées. Dans le cas des CIA, les contrats peuvent être conclus pour une durée maximale de 25 ans et impliquent des investisseurs ainsi que l’Institut du Logement et de la Réhabilitation Urbaine (IHRU). Le RSAA établit quant à lui des conditions pour les contrats de location abordable, avec notamment des durées minimales de trois ans pour la résidence permanente et de trois mois pour la résidence temporaire. Les programmes de logement attendent les arrêtés Les deux programmes de logement sont en vigueur depuis septembre, mais certaines règles nécessaires à leur mise en œuvre dépendent encore de textes réglementaires. Le décret-loi n° 97/2026 prévoyait que les arrêtés correspondants soient approuvés dans un délai de 30 jours après sa publication, délai qui a pris fin le 19 juin. La réglementation devrait notamment définir les procédures et les conditions relatives à la présentation et à l’approbation des CIA, ainsi que d’autres dispositions prévues par le nouveau cadre juridique. Ce qui change avec les contrats CIA Les Contrats d’Investissement pour la Location Résidentielle permettent de conclure des accords avec l’État, par l’intermédiaire de l’IHRU, pour des périodes pouvant aller jusqu’à 25 ans. Le régime prévoit des avantages fiscaux pour les investissements destinés à la location résidentielle. Les projets concernés doivent consacrer au moins 70 % de leur surface de construction à la location résidentielle. Les loyers sont soumis aux plafonds prévus par le régime, avec comme référence le concept de loyer modéré. Les mesures incitatives comprennent des exonérations de l’IMT et du droit de timbre , ainsi que des avantages en matière d’IMI, conformément à la législation. Le RSAA simplifie la location abordable Le Régime Simplifié de Location Abordable vise à faciliter la mise à disposition de biens immobiliers destinés à la location à des prix abordables. Pour bénéficier du régime, les contrats doivent respecter des plafonds de loyer correspondant à 80 % de la valeur médiane des loyers au mètre carré publiée par l’Institut national de la statistique (INE). L’une des modifications concerne la durée minimale des contrats. Pour une résidence permanente, la durée minimale est de trois ans, tandis que les contrats destinés à une résidence temporaire ont une durée minimale de trois mois. Le régime prévoit également des avantages fiscaux sur les revenus locatifs qui remplissent les conditions établies. Quand les nouvelles règles seront-elles connues ? L’application concrète des programmes de logement dépend de la publication des arrêtés prévus par le décret-loi. À ce jour, les informations disponibles indiquent que ces textes sont toujours en attente, alors que les régimes sont déjà en vigueur depuis le 1er septembre 2026. Tant que la réglementation ne sera pas publiée, les investisseurs et propriétaires intéressés devront attendre les règles complémentaires permettant de mettre en œuvre les procédures prévues pour les CIA et le RSAA.
Photo: Adobe Stock Auteur: Rédaction Le taux de 10 % s’applique à la location résidentielle Une nouvelle règle fiscale permet aux propriétaires de bénéficier d’un taux autonome d’IRS de 10 % sur certains revenus fonciers provenant de contrats de location à usage résidentiel. Cette mesure est prévue à l’article 45-C du Statut des avantages fiscaux et s’applique aux revenus perçus jusqu’au 31 décembre 2029. Le régime couvre les contrats destinés exclusivement à l’habitation, dont le montant du loyer mensuel respecte les limites définies par le décret-loi n° 97/2026. Cette mesure vise à encourager la mise à disposition de logements destinés à la location résidentielle à des loyers considérés comme modérés. L’une des questions clarifiées par l’Autorité fiscale concerne les cas où le contrat est conclu avec une entreprise, mais où le logement est concrètement destiné à une personne physique. Une entreprise peut conclure un contrat de location résidentielle Le fait que l’entreprise soit officiellement le locataire n’empêche pas, à lui seul, le propriétaire de bénéficier de l’avantage fiscal. Pour que le logement conserve son caractère résidentiel, il est nécessaire de définir qui l’occupera. Dans le cas analysé par l’Autorité fiscale, l’entreprise souhaite louer le logement afin qu’il serve de résidence permanente à son associé-gérant. Dans ce type de situation, le contrat doit identifier précisément la personne physique qui occupera le logement et établir que son utilisation sera exclusivement résidentielle. Le logement ne peut pas être destiné à des activités commerciales, industrielles ou de services. Des restrictions concernant la sous-location ou la cession de la position contractuelle doivent également être prévues afin de garantir le respect des conditions du régime. Le loyer doit respecter la limite légale Outre l’utilisation exclusivement résidentielle, le montant du loyer constitue l’une des conditions permettant d’appliquer le taux de 10 %. Le décret-loi n° 97/2026 considère comme modéré un loyer mensuel qui ne dépasse pas 2,5 fois le salaire minimum mensuel prévu pour 2026. Compte tenu du montant de 920 euros fixé pour le salaire minimum mensuel en 2026, la limite correspond à 2 300 euros par mois. Le respect des conditions doit être maintenu pendant toute la durée du contrat. Si le logement fait l’objet d’une utilisation différente de l’usage résidentiel, son régime fiscal peut être affecté. Ainsi, les propriétaires qui louent un logement à une entreprise peuvent bénéficier du taux de 10 % lorsque le contrat respecte les conditions prévues pour la location résidentielle, notamment l’identification de la personne qui occupera le logement, l’utilisation exclusivement résidentielle et la limite applicable au loyer.
Photo: Adobe Stock Auteur: Rédaction Quatre logements avec des loyers réduits BragaHabit a lancé un nouvel appel à candidatures pour quatre logements intégrés au Programme municipal de location abordable. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 septembre et doivent être déposées en ligne via le Guichet numérique de l’entreprise municipale. L’offre comprend deux appartements T2 situés Rua dos Barbosas, avec un loyer maximal de 600 euros chacun, un T3 Praça do Comércio, jusqu’à 700 euros, et un T4 Rua Nova da Estação, avec un loyer maximal de 800 euros. Les loyers fixés peuvent être réduits jusqu’à 30 %, en fonction du revenu mensuel brut du ménage. Avec la remise maximale, les T2 sont disponibles à 420 euros, le T3 à 490 euros et le T4 à 560 euros. Comment fonctionne la location abordable Le programme vise à proposer des logements à des prix plus adaptés aux familles confrontées aux loyers actuels du marché, mais qui ne remplissent pas nécessairement les conditions pour accéder au logement locatif aidé. Dans ce modèle, les propriétaires confient leurs logements à BragaHabit, qui les sous-loue ensuite aux familles. En plus de fixer des limites au taux d’effort, le programme permet de conclure des contrats offrant davantage de stabilité. Pour déposer leur candidature, les ménages doivent respecter les critères relatifs aux revenus, à la composition familiale et à l’adéquation du type de logement. Ils ne doivent pas non plus être propriétaires, usufruitiers ou locataires d’un autre logement adapté dans la commune. Un tirage au sort désigne les familles sélectionnées Les quatre logements seront attribués par tirage au sort public parmi les candidats qui remplissent les conditions. Les candidats non sélectionnés resteront sur une liste classée, valable pendant six mois. Les logements peuvent être visités avant le dépôt de la candidature, sur rendez-vous. Pour obtenir des informations ou organiser une visite, les personnes intéressées peuvent contacter BragaHabit par email à l’adresse arrendamentoacessivel@bragahabit.pt ou par téléphone au 253 268 666, option 1.
Photo: Adobe Stock Auteur: Rédaction Davantage de familles pourront bénéficier des aides La municipalité de Guimarães a approuvé des modifications au règlement de l’aide au logement locatif, permettant à un plus grand nombre de ménages de bénéficier de cette aide. Selon les nouvelles règles, les familles dont les revenus bruts mensuels globaux atteignent environ 2 100 euros pourront désormais y accéder. Le plafond précédent était fixé à 650 euros, ce qui limitait l’accès à l’aide aux ménages disposant de revenus nettement plus faibles. Cette modification vise à adapter l’aide au logement locatif aux conditions économiques actuelles des familles et à répondre aux difficultés croissantes liées au paiement des loyers. L’aide pourrait bénéficier à 400 familles supplémentaires L’élargissement de l’aide au logement locatif devrait bénéficier à environ 400 familles actuellement sur liste d’attente. Cette mesure vise à renforcer la réponse municipale pour les ménages qui rencontrent des difficultés à supporter les coûts liés au logement. La révision des règles de l’aide au logement locatif intervient également dans un contexte de pression sur le marché immobilier, où les loyers peuvent représenter une part importante du budget des ménages. Avec le nouveau plafond de revenus, davantage de ménages rempliront les conditions nécessaires pour demander l’aide au logement locatif, augmentant ainsi le nombre de bénéficiaires potentiels. La municipalité renforce l’offre de logements publics En plus de renforcer l’aide au logement locatif, la municipalité de Guimarães développe des mesures destinées à augmenter l’offre de logements publics dans la commune. Selon les informations communiquées par la municipalité, 75 nouveaux logements sont prévus pour l’année prochaine. Cette mesure complète l’aide au logement locatif, avec pour objectif d’accroître l’offre de logements disponibles pour les familles. Le renforcement de l’offre de logements publics et l’élargissement de l’aide au logement locatif s’inscrivent ainsi dans une stratégie municipale plus large visant à répondre aux besoins de logement de la population.
Photo: Adobe Stock Auteur: Rédaction La procédure dexpulsion devient plus simple La révision du régime de location proposée par le Gouvernement introduit des changements dans la procédure dexpulsion, afin den réduire la durée et la complexité. Lune des principales modifications concerne les retards de paiement des loyers. Actuellement, le propriétaire peut engager une procédure dexpulsion lorsque les loyers sont impayés depuis trois mois. La proposition réduit cette période à deux mois. Les règles relatives aux retards de plus de huit jours sont également modifiées. Une procédure dexpulsion pourra être engagée lorsque cette situation se produit plus de trois fois, consécutives ou non, sur une période de 12 mois, ou plus de quatre fois sur 18 mois. La révision du régime de location prévoit également une réduction de certaines formalités liées aux notifications et le regroupement de plusieurs étapes de la procédure en une seule. Les changements visent à renforcer la sécurité Les modifications du régime de location visent à accélérer la récupération des logements en cas de manquement aux obligations. Actuellement, la procédure peut comporter plusieurs étapes, ce qui prolonge le délai avant la libération effective du logement. Avec la simplification prévue, la procédure judiciaire et lexécution de la décision seront intégrées dans une seule procédure. La mesure vise à réduire la bureaucratie et à offrir davantage de prévisibilité aux propriétaires. LAssociation des propriétaires de Lisbonne considère toutefois que ces changements pourraient ne pas suffire à rétablir la confiance dans le marché de la location. Lorganisation estime que dautres obstacles continuent de compliquer la mise de logements sur le marché. Les travaux font lobjet de nouvelles conditions La proposition modifie également les règles applicables lorsquun propriétaire souhaite résilier un contrat de location afin de réaliser dimportants travaux de rénovation nécessitant le départ du locataire. Dans ce cas, le locataire aura droit à une indemnisation équivalente à deux années de loyer ou, à défaut, à un relogement dans des conditions similaires. Pour les contrats conclus avant 1990, lindemnisation prévue passe à dix années de loyer. Cette modification vise à simplifier le recours à ce mécanisme, même si celui-ci peut continuer à représenter une charge importante pour les propriétaires souhaitant rénover leurs logements. Les anciens contrats vont également changer Les nouvelles règles de location concernent également les contrats conclus avant 1990 et établissent différentes conditions de transition vers le Nouveau Régime du Bail Urbain. Pour les locataires de plus de 65 ans dont les revenus annuels sont inférieurs à 64 400 euros, le loyer prévu dans lancien contrat est maintenu. Lorsque les revenus dépassent ce montant, le loyer pourra être actualisé dans une certaine limite liée à la valeur patrimoniale fiscale du bien. Dans les autres cas, les contrats passeront à un régime à durée déterminée de cinq ans. Lorsque les revenus du locataire sont inférieurs à 64 400 euros, le loyer précédent pourra être maintenu. Les modifications proposées cherchent ainsi à concilier la protection des locataires avec la nécessité dapporter davantage de prévisibilité au marché de la location, dans un contexte de pression sur loffre de logements.